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#1 12-08-2007 15:02:15

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

paroles des chanson MATOUB

MON CHÂTIMENT

Tout mon être est à l'oppression.
Amis, pour moi, voici l'heure mortelle,
Les flots de poisons en mes blessures vives
Ont ruiné ma vigueur pétrifiée.
La vie à ma perte œuvrant sans avarice,
T'a gavé, aimée, de tant de souffrances.
Ainsi vous est ravi en sa jeunesse
L'ami de vos confidences naguère...
Dans un champ en friche, que j'ai fait fécond,
Avait éclos éclatante beauté : champ
Assailli par une scélérate harde
Le dévastant jusqu'aux fines boutures.
C'était là champ de carnage des ormes,
De feu accourant à la paille broyée ;
Et le mal d'un injuste châtiment
En mes tréfonds imprime son empire.
Limier à la chasse d'un accusé
J'ai affronté ma coupable figure ;
Alors telle est mon infortune : plier,
Pour être le portefaix de ma vie.
Mais je reverserai cette chape à bas,
Pour la rémission de mes plaies saignantes;
Je ne connais joie ni félicité,
Ma demeure est au creux de la misère.
Devant moi les parcloses croulèrent,
Qui préservaient les secrets de mon cœur.
J'ai vacillé à la fosse bourbeuse,
Englouti , corps jusqu'au cou enlisé ;
Je sombre, quand vers toi les plaisirs affluent.
Tu vis, prenant mes peines en dédain.
De notre union les nœuds sont déliés,
Et dans la lie immonde mon amour est souillé.
Eussions – nous quelque plaisir accoutumé,
Là ! foulés aux pieds, jetés au néant !
Serait – elle encore, la brise de l'amour,
Qui d'un souffle berçait nos cœurs meurtris ?
Chacun de nous va seul à l'épreuve,
Au déchaînement de tous les fléaux :
Je suis pris dans le vertige de la tourbière
Et toi tu as trouvé meilleur que moi.
De mes yeux la crue roule ardente, plus que torrents.
Et ce cœur s'oppresse d'angoisse, le chagrin l'endeuille,
Au laurier-rose ma vie dérobe son amertume
Ma voie est, à gravir, pente sempiternelle.

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12-08-2007 15:02:15

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#2 12-08-2007 15:05:18

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

LIBRE ET FEMME

Ils font germer, tu dilapides,
Tu as en charmé d'autres avant de me sourire.
Il n'est pas de lieu où ton corps n'ait joui,
Avant que mon cœur ne s'éprenne de toi.
Je comprends tes désirs ! Je te pardonne !
Tu as fait lever le soleil sur l'hiver de ma vie.
Tu as vaincu la fatalité de la saison humaine,
A moi de te rendre la pareille.
Une fille affranchie est un fléau mis à l'écart,
Fût - elle savante en toute chose ;
Ceux qui ont déchu de la noblesse d'âme des leurs,
Labourent dans les ténèbres.
Ce qu'il faut :
Une femme qui puisse les affronter.
Ce qu'il leur faut :
Une femme courbée à satiété,
Qu'ils souilleront de leur haine.
Je ne suis pas de ceux qui dénient, qui renient
La bonté dans les mœurs de nos ancêtres.
Mais l'homme de progrès est celui qui œuvre
A trancher les jougs qui humilient notre dignité.
A quoi bon les pitoyables giries de qui
N'a jamais éprouvé dans sa chair l'oppression !
A quoi bon les piteuses giries
Contre celui qui a des desseins libérateurs !
Qui peut prendre la mesure de l'amour,
Et la mesure des tourments avant leurs assauts ?
Sache que si du ciel tout le brouillard se ruinait,
Tu ne pourrais toujours pas posséder toute la terre...
Garde le silence, ouvre grand les yeux
Car les rêves ne valent que d'être réalisés ;
Ton savoir sera l'héritage de tes enfants,
Ta vie est leur héritage.

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#3 12-08-2007 15:07:29

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

L'EFFROI DE L'AGE

Amour !
De quel ravage se ravalent mes traits ?
Depuis si longtemps j'abhorre les miroirs,
Invoque vers moi ma jeunesse en son éclat,
Elle, pour moi, astre, étoile abolie.
Me voici becquetant les graines de mes jours
Et un poignard au dessus de moi suspendu
Doucement, glisse, glisse à mon sang,
Le fil de son attache lentement se dénoue.
J'ai fait tournoyer, par mes affres affolé,
Les meules de ma cervelle,
Je chante mes désastres intimes,
Et ce qui tint mon désir en échec.
Amour, s'il advient que je t'évoque,
Tu exhales le parfum de ma jeunesse.
Sur mes désirs je me pâmais, torpide ; amour,
Vois, sur mon linceul même ton nom s'imprime.
Du temps que j'étais un révolutionnaire,
Tu n'étais que présence erratique,
Oubliant qu'à la semblance de mes compagnons
Je pouvais moi aussi éprouver ce qu'est aimer.
A mon insu le temps roulait son cours,
Pris au dépourvu je ne réalisai nulle quête.
Amour, c'est une fois que tu m'eus échappé,
Que je sus que j'avais saccagé ma jeunesse.
II
Aimée au cils gracieux, montre-moi ton visage,
Je t'en supplie à ta fenêtre apparais !
J'ai en moi enfoui le souvenir de ton regard,
Ancienne est notre séparation.
Même toi mariée, entourée de tes enfants,
Mon cœur en son amour est demeuré tel :
Ton nom sur ma chair est gravé,
Tu me hantes, ô fine beauté.
Combien d'années se sont écoulées
Sans que jamais nous fussions revus.
Nous avons affronté les douleurs de l'infortune ;
Et nous nous abritâmes sous la froidure de l'angoisse.
Et nos cœurs pourtant de s'interroger :
Quel sort à l'autre est donc échu ?
Jamais il n'ont perdu l'espoir et pourtant...
Un sort contraire toujours les raille.

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#4 12-08-2007 15:09:16

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

SA PERDITION

Mère digne, c'est la fin de tout.
Ton fils a saccagé ta vie,
Il est le bras servile des assassins.
De quoi te serait l'angoisse ?
A mieux réserve tes larmes.
Ton fils est au nombre des âmes péries.
Que n'as - tu entravé son égarement !
Il ne se serait pas dressé contre toi
Et tu eusses pu louer ses mérites à nos yeux ...
Vois le désastre où par lui tu échoues
Il a foulé aux flancs toute décence,
Et dans ses parages a banni toute probité.
Lui est à la cime de ses vœux ;
Il a dévoré, s'est nourri de rage furieuse,
Lui que tu croyais être la poutre de l'avenir.
Lorsque sa chute sera décrétée,
Tu ne pourras racheter ses crimes ; pour ton malheur
Son destin s'accomplira sans faille.
Il a fait prospérer ses ennemis,
Et sacrifié ses propres frères de misère,
Comme si son malheur était de leur fait.
La dignité est la victime propitiatoire,
Dont il s'enflamme le cerveau,
Et que ses prières écrasent en tout lieu.
Alors ne porte pas le deuil de sa mort, sa vie
Etait perdition ; la terre qui l'ensevelit,
Seule, pourra lui rendre son humanité.
Ton âme, sème - la de courage souffrant,
Il est ton recours et ta force nouvelle
Par quoi tu affronteras les jours.
Sois pour tous La Femme en sa splendeur,
L'emblème de notre quête en ce pays ;
Et va par les rues, la tête haute ;
Le printemps, dût–il s'engouffrer dans l'égarement,
Dussent tes entrailles rugir de souffrance...
Non ! Nul ne doit mépriser les déshérités.
C'est notre école qui est criminelle !

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#5 12-08-2007 15:11:52

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

L'OGRESSE DE MA VIE

Je garde espoir malgré le triomphe du temps :
Nos cœurs certes se sont séparés
Mais je reste rivé au souvenir.
Ton image hante, allège mes nuits
Je te compte parmi les étoiles,
Que je tourmente à l'amour de toi.
Ah ! Raconte donc !
Le sort, quelle douleur t'assène–il ?
Pour moi, je te guette toujours.
Moi... le sort m'a dépossédé de moi – même,
Il a ravagé mon corps,
Je ne guérirai pas, je le sais.
Comme l'ogresse ton sillage est fait de cendres ;
Un destin mauvais m'étouffe dans ses fers,
Me condamne à vivre de vains espoirs.
Je chevauche la fuite du temps ;
La vieillesse fuie, laboure mon désir, et me piège
Reposant à l'ombre de l'accoutumance.
Ce que j'avais aimé jadis,
Reflue, s'enfuit ;
A évidé ma jeunesse ;
Toute revanche est celle de la misère ;
Je voyage en mon esprit :
Je n'en ai extorqué que démence !
Tu sentiras la sueur des dures hauteurs,
Et cette sueur saumâtre à l'amertume se mêle.
Leur douleur te fera errante,
Ame aventureuse, au nombre des dévoyés,
- Que de jeunes cette vie a broyés ! -
Que la rage de la révolte affole.
Celui qu'aujourd'hui tu as épousé,
Demain te déprisera,
Fuira ta compagnie.
Et tu éprouveras toute l'engeance
Qui nous rend indignes :
Tu seras comme captive.
L'on se répandra par tout pays ;
Les maîtres en mystères religieux
Se tiendront sur ton seuil.
Des chants envoûtés t'ayant ensorcelée,
Ta joie est saisie en plein vol,
Aura ton seuil déserté.
Tu ne pourras distinguer
Esplanade et pente :
Ta vie basculera !
Soupirs et courroux
Harcèleront ton repos
Banniront tes rêves

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#6 12-08-2007 15:14:13

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

Lettre ouverte aux ...

Pourquoi guetter quelque espoir, et nous en remettre à la patience

Le montagnard ne gouvernera pas, fut-il savant et parmi les meilleurs

Sur la main de l'injustice sont faites les boutures, sa récolte récolte de méfaits

Ils ont sali le visage de nos ancêtres. Voyez, il est souillé, ranci.

Ils ont greffé l'image de la religion et du panarabisme sur la face de l'Algérie

Trahison, trahison, trahison



Comme dans le conte vous êtes les portefaix, c'est la votre sort

Si vous pensez qu'ils vous ouvriront leur porte, vous êtes bons a duper

Car celui qui une fois goûte a la chair de perdrix n'en sera jamais rassasiée

C'est pourquoi il nous faut partager notre pays, et créer notre état

Afin qu' arrive un jour, mes frères,où l'Algérie se relève

De la traîtrise, la traîtrise, la traîtrise !



Ce ne fut pas seulement un qui planta ses griffes dans nos corps.

Le mauvais qui décampe nous lègue ses déchets.

En Algérie la fraternité est au plus mal, elle est atteinte en ses tréfonds.

La vermine se répand pour encorner nos montagnes.

Elle tarde à venir la prospérité qui la déchargera

De la perfidie, la perfidie, la perfidie !



Quand dominerait la faim et que nous serions fourbus, nous refusons de patienter

Tant que naîtront les enfants de la probité, pas de soumission

Quand nous serions davantage encore ébranlés, notre route restera inchangée.

Que de sang a si longtemps coulé, nous n'avons pas déchu de la dignité des nôtres

Par la noblesse de coeur,la preobité et la sagesse, nous sauverons l'Algérie

De l'imposture, l'imposture, l'imposture !

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#7 12-08-2007 15:15:43

yani
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Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

L'AMOUR FOU


Toujours à naqueter sur le seuil du sort,
Sans croire révolus
Les jours de plaisirs et de joie munificents.
Tu ne m'as pas abandonné,
Moi seul j'ai gâché
La fortune propice à notre félicité.
Que les temps contre nous se déchaînent,
Jamais ils n'enseveliront l'ornière
De notre amour en ce bas monde !
Tourments et angoisses ne sont rien,
Ni l'oppression de la vie ne nous pèse ;
Et tous les malheurs non plus ne sont rien.
Le plus grand des supplices m'est léger
Comme un air de chanson qui éclaire
L'homme dénué de tendresse.
Elle n'a pas sombré, ni ne s'égarera
- Dans un galetas ou bien l'infini –
La vérité de l'amour perdurable.
Le vide a creusé mon corps harassé ;
Notre labour mené à perte,
De l'âge nous avons franchi la porte.
Embourbés dans les fers de ce sort indigne,Nous voici sombrant dans les braises ardentes,
Le temps prépare son triomphe.Que de saisons ont passé, saisons de tristesse,
Sans pourtant nous plaindre des forces suprêmes :
Dieu merci pour ces bienfaits.

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#8 12-08-2007 15:18:16

yani
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Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

NOS ENTRAILLES CONSUMÉES

A te voir ce fut joie :
Je me suis réjouis,
Te croyant au faîte de tes vœux.
A la fin, si vite, la tourmente :
Je fus tourmenté,
La souffrance de toi m'enduisait.
Ainsi donc chacun saignait de ses blessures.
Une plaie mortelle creuse mon corps,
Et toi, ta jeunesse est saccagée :
Car âpres sont les maux en nos entrailles.
C'est une fois trop tard,
Une fois bien tard !
Que tu allas t'enquérir de ma condition ;
Depuis si longtemps,
Mon fardeau me courbait :
Redressé pour marcher je m'affaissais.
J'amasse les débris de mes jours ;
Si je liais ton coeur à mes pas,
Je t'emporterais dans mon gouffre :
Je serais bien vil d'agir à ta perte.
Car âpres sont les maux de nos entrailles.
Pourquoi donc as-tu fui ?
Pourquoi la fuite ?
Pourquoi ne t'es tu pas enquise de moi
En ton cœur tu t'embrases,
Tu t'y consumes, mais la pudeur retient tes plaintes,
Tu laissas ton foyer pour l'exil ;
Tu tombas dans le giron d'un autre,
Et tu l'avais de ta main choisi.
Tu as eu des enfants,
Tu as des enfants :
Aujourd'hui tu n'es plus à toi même.Je ne peux te reconquérir ;
Tu n'es plus miene,
Bien que ton amour ne se soit jamais flétri .
L'espoir a déserté mon cerveau,
Ma jeunesse se répand en morceaux épars ;
Il n'est plus pour nou de sort commun,
En ton cœur préserve mon souvenir.
Car âpres sont les maux de nos entrailles.
Lorsque tu évoques mon nom,
L'évocation de mon nom,
Apaise ta souffrance, la déleste.
Si mon désir faisait loi ;
Mon désir faisant loi,
Tu te consacrerais aux tiens seuls.
Entre toi et moi il n'est plus rien,
Le commerce de l'espoir est rompu.
Et bien que tu n - y - aies rien acquis,
La constance sera ton viatique :
Car âpres sont les maux en nos entrailles.
O vase de l'amour fracassé !

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#9 12-08-2007 15:20:00

yani
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Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: paroles des chanson MATOUB

MA VOIX , DANS LE VIDE...

Mon appel s'est - il à ce point égarée, ou bien
L'engeance des médisants m'a-t-elle devancé
Pour te dire: tu as entraîné ta ruine,
Pauvre naïve qui a foi en lui .. ?
" Tu te souviens de son ignominie :
Il avait rompus les liens tissés.
Il se traîne aujourd'hui à tes pans,
Mais si tu te penches vers lui c'est ta ruine,
Pauvre folle qui a foi en lui. "
Tu as enduré plus d'un récit,
Lorsque tarda mon retour.
Les affres te torturaient les entrailles,
Le cœur se fendit en son milieu.
Souviens-toi de notre foyer ancien,
Lorsque tu y vins jeunes épousée.
Il pourrit aujourd'hui comme une guenille ;
Les jours corrupteurs contre lui accourent,
Ces même jours qui nous ont terrassés.
Nous n'avons fondé nulle demeure nouvelle,
Le détresse est la sentinelle qui la tient à sa merci.
Où que j'aille ton visage me hante,
Je me débats avec la souffrance de toi.
Un mal sans remède a abattu mes portes,
Il assaille les forces de mon corps.
La mort est ma prétendante journalière :
Je crains de ne plus te revoir, jamais...
Nous n'avons même pas d'enfants
Qui fussent prétexte à notre rencontre.
Les ténèbres toujours nous étouffent,
Et nulle épreuve ne nous tient pour quittes ;
Où est donc l'époque heureuse
Où notre amour arborait ses fleurs écloses ?
La grêle y a fait son carnage.
Allons suivre plutôt les flots
Des jours à rebours de nos désirs.

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