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#1 12-08-2007 14:48:29

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

« Le Voyageur de (la) nuit » (Iminig g id)


Si tu connais ton chemin
Si tu sais ta destination
Sors et ferme la porte derrière toi
Tu ne te retourneras ni ne te lamenteras
Dans l'obscurité écoute ta trace
Et le bruit où tu le sentiras
Le Monstre de la nuit est ton compagnon
Vaincs-le ou tu t'inclineras devant lui
Son chemin en quoi tu as cru un jour
T'épargnera ou t'emportera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t'attend
Ô Voyageur de (la) nuit!



Si la tourmente t'épargne
Si elle te permet d'arriver
Dis-leur notre état
Notre vie tu la leur montreras
Un genou par terre
Attend l'autre
Le temps passe sans que l'on sache
S'il se relèvera ou le rejoindra
Toi, que le jour ne te rattrape
De peur qu'il ne t'emporte
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t'attend
Ô voyageur de (la) nuit !



Si tu arrives dis-leur
Dis-leur : considérez-les mesures prises
Les Gens de Dieu nous entendent
Mais ils refusent de nous répondre
Nous les attendons encore
Leur Protection reviendra-t-elle ?
Jusqu'à ce que les bras nous en tombent
La force d'agir anéantie
Dis-leur : l'espoir est souffrant
Si elle persiste sur cette voie il nous oubliera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t'attend
Ô voyageur de (la) nuit !



À l'orée du jour
Tombé la tourmente t'a vaincu
Le cri de la paix s'est brisé
Ils n'entendront pas ton message
Tu es né un soir
Ta vie n'est qu'une nuit
Ton nom par l'obscurité gardé
Tu es mort sans jamais voir le soleil
Tu es tombé à l'aube
Laissant l'espoir derrière toi
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t'a emporté
Ô voyageur de (la) nuit

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12-08-2007 14:48:29

pub


#2 12-08-2007 14:56:04

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

« La Trace » ("Later")

J'ai suivi une trace, à qui appartient-elle ?
J'ai pris la route pour le rattraper
Les pieds de marche sont usés
En fait, je tournais en rond
Quand je croyais atteindre le Vrai
C'était sur mes traces que je revenais



Les roses, parce qu'elles sont belles,
Parce que les gens les aiment, je les jalouse
Jadis, à moi aussi, leur odeur m'était familière
Aujourd'hui, les regarder m'écoeure
Quand je vois une main portant un bracelet
Ce sont les menottes me viennent à l'esprit
N'en cherchez pas la raison
Gens, dites seulement: je fais peine



Nous voyons le temps pressé
Nous l'entendons qui se plaint
Nous l'avons entendu appelé
Nous avons seulement dit : « Que veut-il ? »
Un jour que les temps ont changé
Mes dires se sont retournés contre moi
Quand je croyais manier le Verbe
Ce fut le silence qui eut raison de moi



Qui a vécu une injustice,
Des jours meilleurs suivront, dit-on
Qui pense que le temps trompe
Seuls les rêveurs le croient
Vous avez entendu le cœur plein
S'il se tait, tous l'oublieront
Nous ne tarirons de discours
Jusqu'à ce que rient ceux qui pleurent

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#3 12-08-2007 14:58:33

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

« Ettes, Ettes » (Dors, Dors)


« Dors, dors,
Il n'est pas encore temps
Ce n'est pas ton temps de parole
Toi qui as perdu le sommeil
C'est dans notre pays que tu le retrouveras
Nous l'aimons il nous est bénéfique
Ne t'avises pas d'enlever l'objet de notre détestation
Qui veut se réveiller
Nous le convions à dormir
Et lui disons:
Dors, Dors,
Il n'est pas encore temps:
La parole n'est pas à toi
Levez-vous femmes kabyles
Apportez-moi un rameau.
D'où me l'apporterez-vous ?
Apportez-le de La Mecque.
Quiconque s'en éventera
Sombrera dans un sommeil, d'où il ne s'éveillera pas.
Dors, dors, il n'est pas encore temps
Ce n'est pas ton tour de parole,
Toi qui as perdu le sommeil...
Plane vers Damas,
Doux ramier, je te prie,
Ramène le Talisman du sommeil,
De qui a la lettre bien droite.
Qui s'éveille, le trouvera à ses côtés,
A sa seule vue tes yeux se referment.
Dors, dors, il n'est pas encore temps,
Ce n'est pas ton tour de parole,
Toi qui a perdu le sommeil...
Commence du fin fond de l'Egypte,
Oiseau porte leur mon message.
Dis leur : les caisses d'opium
Que vous nous avez envoyées,
Nous les avons reçues.
Dis leur : bannissez toute inquiétude,
Ceux que vous craignez sont tous endormis.
Dors, dors, il n'est pas encore temps,
Ce n'est pas ton tour de parole...
Ils te bercent jusqu'à t'endormir,
Te couvrent,
Tout ce que tu désires existe
En rêve tout est facile
Refermes tes yeux et rendors toi,
De peur que nous te réveillions.
Dors, dors, il n'est pas encore temps,
Ce n'est pas ton tour de parole.
Toi qui a perdu le sommeil,
Tu le retrouveras dans notre pays,
Toi qui as perdu le sommeil »

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#4 13-08-2007 12:49:05

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

Arju-yi Attends-moi...

Laâca wis d acu yed'ran,
su medjed tadartr teqlaâ,
lghaci fghend s izenqan,
tiziri tbed af yez'ra,
di tafat mi dâadan,
ayen akkn id âabban,
yufrard nig iqarra,


Azekka-ni mi d kkragh,
tighri lâibad ur s sligh,
aâni net'lent ur h'edragh,
yili di tadart iligh,
amin sinan : "akkewtagh,
yerna ak galagh,
ma ts'ughd ar d cetkigh".


Ayn akkw i nehder,
wisen ma d yeh'dar,
yefkkat unebdu i lexrif,

Ma nigham sbar,
tez'rid uwlayghar,
ih'fid' sebr n bbesif,

Ma nru, ma nehdar,
ma ns'ugh, ma neqbar,
ayn z'ayn ur di ttixfif,


Ardju-yi, ardju-yi,
nan-d wid idi sawlen,
d lggira ig zwaren,
Ardju-yi, ardju-yi....


Ardju ad am hedragh,
fih'el ma âat'lagh,
tez'rid' dacu dagh yughen,

D abrid ad ruhagh,
ayen id'r'an qeblagh,
lexbar bwa d yughalen,

Gher din ma yawd'agh,
ad am ketbagh,
am h'kkugh i di yughen,

Ardju-yi, ardju-yi,
widak id ttd'ebbiren,
snulfan-iyid aâdawen,
Ardju-yi, ardju-yi...


Ghar tmacint uligh,
d irfiqen i n-ufigh,
udem-iw am udmawen nsen,

Degsen ttwaligh,
ghursen ttcabigh,
yiwen uâekkaz igh yuwten,

Ma teghlim lligh,
telam m ara ghligh,
di lmeh'na nagh d atmaten,

Ardju-yi, ardju-yi,
ceggeân-iyi ad naghagh,
wisn ahat ma d ughalagh,
Ardju-yi, ardju-yi,


Mi niwed twensagh,
degg w at'as yidnagh,
râud mbbâid isensel,

Mi bedlen, bedlagh,
leh'waydj ikksagh,
ardjant adi d yar sfel,

Imiren ggwadagh,
di dqayeq h'ettbagh,
wa d yughalen ad awen imel,

Ardju-yi, ardju-yi,
s azrar âaleqn-iyi isem-iw,
tameggh'elt ger ifasn-iw,
Ardju-yi, ardju-yi,


Tettugh-kkem tikkwal,
yekks-ikkem w uzal,
yekks-ikkem si gar w aln-iw,

Aghebbar azal,
ur h'wadjn awal,
tidak tezin di lmux-iw,

As yekkfan mazal,
azekka ad yughal,
saâreqn-iyi leh'sab-iw,

Ardju-yi, ardju-yi,
armel s yitij, yeh'ma,
ikkemlas ars'as' yargha,
Ardju-yi, ardju-yi,


Sligh taqcict tarna,
semi-yas lehna,
ahat at-lhu d lfal,

Naâya di lggira,
d amenugh narwa,
mulac agh di rdjem w akal,

Neh'zen mi nengha,
nefrah mi d nugwra,
as nekkes nubas i cwal,

Ardju-yi, ardju-yi,
kkul-wa ad yughal s axam-is,
akkn ad is'fed' lejrah' is,
Ardju-yi, ardju-yi....."

Attends-moi...

De l'amour et de la nostalgie, oui, ce texte en déborde. Mais il n'y a pas que ça.

L'histoire commence par un soir éclairé par un clair de lune, que l'on imagine aisément léger mais nous avons la certitude que cette clareté est figée, là-bas.

Figée sur un cercueil transporté sur des épaules amicales ?
Comment pouvons-nous savoir puisqu'il n'en reste aucune trace à la lumière du jour ?

Et le non-sens !! Ma tsughed' ad cetkigh : si tu cries, je te dénonce !
Quel aboutissement est possible dans un non-sens ?


Faut-il se résigner, puisque ni les cris, ni les silences lourds n'apaiseront les tourments ?


Dans le regard de ceux d'en face, il n'y a que le reflet de notre propre détresse. Ce que l'on voit sur leur visage, c'est la même chose qu'ils lisent sur le notre.
De l'écho. Seulement de l'écho. Un écho déstructeur.
Si au moins l'ennemi identifié était un ennemi affirmé.
Même pas. Un ennemi inventé, créé de toutes pièces, voilà ce qu'ils sont.
Des ennemis fictifs.

Ce sont ceux qui nous ont façonné ces ennemis fictifs, dans lesquels nous plaçons tant de certitudes négatives, ce sont eux qui nous ruinent de l'intérieur.

Croire en la solidarité dans l'affliction et face à une mort probable ?
La peur peut-être plus forte. La peur est certainement plus forte.

La peur quand le ciel se met à gronder.
La peur de ne pas revoir les siens.
La peur de ne pas les savoir en paix.
Mais comment pourraient-ils l'être ?
Peut-être en mettant au monde la paix.
Semmi-yas Lehna.

La paix.

Est-elle morte ou n'a-t-elle jamais existé ?
Est-elle un leurre ou est-elle un mirage ??

Doit-elle renaître, tel un phénix , de ses cendres ?
Il importe d'y croire.
Il est vital d'y croire.

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#5 13-08-2007 13:10:08

yani
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Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

Inas i gma / Dis à mon frère

Inas i gma wer nez'ri,
mačči s tmuγli ,
ar at cebbwled' lebh'er yersen,
jbed-dd arεud n-igenni,
lehwa d-ubruri,
asemmid' d-ideflawen,
tezged-dd mbbεid s-tmuγli,
ad tezr'ed' as-nni
wali lembbwaber ad iγerqen...

Anida-t webrid,
nettrağğu mazal nufa ?
Anida-tt tidett,
t-ttnadi wer daγ tufa ?
Angga-t lbat'el,
yettakken lğğehd i tlufa ?
Win ur tettnadi,
tezr'id' γurek i dd-yestufa,
arwu taguni,
tinid'-as isehl i twakksa...

Ma yeh'mu wul-iw,
it'ij γer lğğiha-s yewwet,
tassa-w tedduri,
teqim i wegris semd'et,
ma teh'mu tassa-w,
it'ij fell-as i dd-yecreq,
ul-iw yedduri,
s-ugris yebγa ad iceqeq...

Ad ak ggalleγ,
uh'eq ayen γef ur tebnid',
ad ak ggalleγ,
ar ayen aεzizen ur tez'rid',
siwa ma tekksed',
targit-nni deg i teγlid',
ma yella tz'ewr'ed',
ad tefγed' s-ayen tebγid',
ma yella tfehmed',
kkul gma-k ar d as tinid',

Azaglu yerz'en,
nettrağğu ak εiwden wayed',
kkul agu yekksen,
gma-s akk i dd-yessiwed',
kkul afus ikk yewten,
m ikk iself ad as ted'sed',
a win yettwarzen,
iğğhed rebg si teqned',
afus kk icudden,
suden-it uqbel at-γez'ed'....

Dis à mon frère, car il l'ignore, que ce n'est pas du regard qu'il va pouvoir démonter une mer calme. Qu'il fasse appel aux foudres du ciel, à la pluie et à la grêle, au froid et à la neige et qu'il se tienne bien loin pour voir, ce jour-là, les embarcations couler.

Où est le chemin que l'on cherche et que l'on ne trouve toujours pas ?
Où se trouve la vérité qui nous cherche sans nous trouver ?
Où se trouve l'injustice qui donne tant de force aux épreuves ?

Je vais te jurer, au nom de ce que tu n'attends pas... Je vais te jurer, que tu ne verras point ce que tu chéris à moins de t'arracher ce rêve dans lequel tu es tombé. Si tu es intelligent, tu arriveras à tes fins. Et si tu as compris, à chacun de tes frères tu expliqueras.

A chaque brume qui disparaît, une nouvelle brume arrive.
Chaque main qui te frappe, tu lui souris dès qu'elle te caresse.
Toi qui es enchainé, ton joug est bien solide. La main qui t'enchaine, prends soin de l'embrasser avant de la mordre...
Si mon cœur se réchauffe c'est vers lui que le soleil se tourne. Mon foie est en retrait, gelé par le froid.

Si mon foie se réchauffe, les rayons du soleil se tournent vers lui. Mon cœur est en retrait et manque de gercer à cause du froid.

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#6 13-08-2007 13:13:52

yani
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Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

ruh' a temz'i i Va, Jeunesse

ruh' a temz'i i cebh'en
ma dd-ttmektiγ
ttnadiγ abrid-im
la ts'ef'ed' lğğarra-m,
s-lbaεd iseggwasen
i kkem i dd-ttwaliγ
skud l-at ttbaεd'ed'
tettzad lqima-m
teseh'fed'-d'-iyi asirem
xas ulliγ yidem asawen
asa d-acu i dd-yeqimen ?
siwa tirgga-m...


lemer i tzemred',
a dd-tuγaled',
am mleγ ayen ur tesined',
bbwid meqwren,

ayen it zegled',
(γe)f i tneddmed',
am mleγ amek as th'esbed',
akken nid'en,

lamaεna as-aggi tfated',
degg wagu n-tirgga tkecmed',
ur nettaru, ur ns'ef'ed' ayen iruh'en,


asa mi zriγ,
d-acu yebγiγ,
ur s-zmireγ mi tettwaliγ,
imi truh'ed',

aεyiγ, h'ettbeγ,
ttεawedeγ,
iεerqi leh'sab ttafeγ
imi txus'ed',

lukkan as-nni am asa,,
an far'es' mkkul dqiqa,
ayen iγ i baεden, nkukra ar d-at nawed'


tt'erifeγ-kkem ,
nebbla axemem,
mi fhemγ lqima-m,
kkfiγ-kkem, tfated'-iyi,

sekra yefsan,
id aγ yesan,
bbwit yides wad'u bb-wusan,
nekk yeğğa-yi,

nudeγ-kkem mi kkem h'wağğeγ,
ufiγ weh'di i dd-qimeγ,
almi d-as mi d-am faqeγ,
teğğid'-iyi,


(an)wa γ i ferqen ?
(an)wi γ i zemren ?
akken i nhuz am yiwen,
degg yiwen n dduh',

nekkredd nesen,
ned'sa, neh'zen,
akken i nedder am yiwen,
s-yiwen n-rruh',


nwiγ a tt-sεuγ lebda,
di lebγi naγ di tmara,
ziγ am targgit i tεedda,
ukkwiγ-dd truh'...

Va, Jeunesse

Va belle jeunesse ! me souviendrais-je ?
Je te cherche, tes traces s'effacent
Du bout de mes années je te contemple
Et plus tu t'éloignes mieux je t'apprécie

Tu m'as appris, le cœur dans l'âme, l'espoir
Même si ensemble nous avons souffert
Que reste-t-il aujourd'hui ?
Des rêves, rien que des rêves

Si tu pouvais revenir
Je t'apprendrais
Ce qu tu ne sais,
Le savoir des plus âgés

Ce que tu as raté
Et regretté
Je te dirais comment faire
Pour y accéder autrement

Mais aujourd'hui tu es passée
Dans la brume des rêves tu es rentré
Mais ne peux ni écrire ni effacer
Et encore moins, changer le passé

Maintenant que je connais
Mes désirs
Je ne peux assouvir
Tu n'es plus là

Je me souviens, je calculais
Et vérifiais
Tous les résultats, par ton absence
Sont faussés

Si je pouvais recommencer
Je vivrais chaque instant
Ce qui m'était inaccessible
Je l'atteindrais

Sans réfléchir
Je te dépensais
Quand j'ai compris, ce que tu valais
Je t'ai déjà consumée

Tout ce qui fleurissait
Et faisait notre lit
Le vent des jours l'a emporté

Il m'a abandonnée

Je t'ai cherché dans le besoin
Je me suis retrouvé seul
C'est j'ai compris ton importance
Que tu m'as quitté

Qui peut nous séparer ?
De nous qui peut venir à bout ?
Ensemble, c'est le même berceau
Que nous avons partagé

Ensemble nous avons grandi
Pleuré et ri
Ensemble, nous avons vécu
Une seule âme nous a habités

Je croyais à son éternité
Dans le bonheur et la douleur
Mais tel un rêve éphémère
A mon réveil, elle a disparu[/g]

Comme tu reste belle, Jeunesse, dans mon souvenir ! Je cherche la trace de tes pas, en vain ! Tes empreintes disparaissent...
C'est avec le recul des années que je te vois et plus la distance se creuse, plus tu m'es chère...
Tu m'as appris l'espoir bien que nous ayons connu tant de difficultés... Aujourd'hui, que reste-t-il, sinon tes rêves ?


Si seulement tu pouvais me revenir, je te dirais ce que tu ignores, ce que l'âge m'a enseigné : tout ce que tu as raté et regretté, je te dirai comment le rattraper.
Mais... aujourd'hui, tu es bien loin... dans des rêves brumeux... Nous ne pouvons changer le passé...


Maintenant que je sais ce que je veux, je ne peux plus rien y faire car tu n'es plus à mes côtés. Combien ai-je compté et recompté ! Mais mes comptes étaient toujours erronés car tu n'étais pas là...
Si hier devenait aujourd'hui, nous profiterions de chaque minute et atteindrions tout ce que nous escomptions...


Il était bien tard lorsque je me suis aperçu que je t'avais dépensé sans limites et sans réflechir.... Il était malheureusement trop tard lorsque j'ai compris ta valeur... Le temps est passé, emportant ce qui faisait fleurir nos jours...
Lorsque j'ai eu besoin de toi, je t'ai cherché sans te trouver : c'est seulement là j'ai compris que tu m'avais quitté...


Nous avons partagé le même berceau, nous avons partagé la même âme, nous avons ri et pleuré ensemble... Personne ne pouvait nous séparer ni être plus fort que nous... J'ai cru à l'éternité de ma Jeunesse et en me réveillant j'ai vite compris qu'elle était aussi éphémère qu'un rêve...

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#7 13-08-2007 13:15:51

yani
Member
Date d'inscription: 12-08-2007
Messages: 19

Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

Yenadd umghar Le vieux sage à dit

amγar azemni,
mi t-idd nesteqsa,
d-acu ad aγ dd-yini ?
d-acu id aγ dd-yenna ?

amγar azemni,
mi t-idd nesteqsa,
d-acu ar add yini ?
d-acu id aγ dd-yenna ?

yennad : "ayen yed'ran,
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesaεd d-ac(u) idd yenulfan..."


iseqf igeni,
iγum(e)-dd lqaεa,
a-tt-idd yettwali,
segg was mi tella,
yettwali-dd usan,
igg bnan leqrun,
yezra-dd ayen id'ran,
d-wayen dd-id'erun,
yezra-dd irggazen,
mi neqen wiyed',
wiggad iγelt'en,
mi kkemlen di leγlad',


ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

zman k(ra) igg bna,
zman ihuddit,
ayen yellan yelha,
yettuγal dirit,
ayen yellan dirit,
yettuγal yelha,
tettezi ddunit,
tettakk nuba,
«xeld'itt a-tt-s'fu...»,
akka idd qaren,
«d-ayen ur nettrağğu,
idd yettifririn...»,

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

lh'eq d-awal kkan,
d-arbib n-tmara,
ach'al it yebγan,
ur tufin-ara ?
lbat'el d-aqdim,
yis tebna ddunit,
γurwen mi dd-yeqim,
lxuf yeceččit,
yis igg ttimγur,
win yebγan temγwer,
mi gg zmer akk-wen id'ur,
a wen dd-iban yez'wer,

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

amaγbun meskkin,
ixerb-as yid'es,
lh'if t-iseγlin,
yezuzf-as iγes,
wi rebh'en meskkin,
bezef igg kseb,
s-lerbah' is yezin,
yeggwad ad yesleb,
wi(n) fehmen meskkin,
yexreb wallaγ-is,
wid it yettwallin,
wehmen di ssuq-is,

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

i tecbeh' tayri,
γer win mez'iyen,
netta a-tt-yettwali,
s-tmuγli nid'en,
tettrağğu a-tt-beddel,
tmuγli ar γures,
temzi tedderγel,
tayri truh' tuyes,
mi gg uγal muqwer,
yettnadi fellas,
yesarem a-tt-iz'er,
wer dd-yeggwri layas,

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'radd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

tazmart mi tella,
tamusni ullac-itt,
tamusni mi dd-tejba,
tezmert t(e)fat-itt,
leγlad' n-temz'i,
yesenddan temγwer,
yella wa (a)d yilli,
ullamek awexxer,
wi ctaqen lehna,
ur yufi lat(e)r-is,
wi tt-isεan d-ayla,
ur yez'r(i) azal-is,

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'ra-dd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...

aman zeddigen,
yisen at sirded',
aman ad amsen,
kečč at izdiged',
tesam-asen i wid,
i wen ibγan tezdeg,
tefsim-as lqid,
i wi(n) (i)llan yezleg,
acimi (i) tebγam ,
a-tt-fehmem temsal ?
qimet akka tellam,
a wen ggerzen lecγal...

ayen add id'erun
xas akken nid'en,
yed'radd zik yakkan,
ur tesεad d-ac(u) idd yenulfan...



Le vieux sage sollicité
Que nous révélera t-il?
Que nous a t il révélé.
Il dit: ce qui se produit
Même autrement
S'est jadis produit
Rien ne se crée.

Le ciel, telle une voûte
Recouvre le monde
Et l'observe depuis la création
Il a vu les jours bâtir les siècles
Il a vu ce qui fut
Il voit ce qui est.
Il a vu des Hommes
Tuer des Hommes
Il a vu les erreurs des Hommes
et voit les Hommes persister
dans l'erreur

Ce que le siècle érige
le siècle le défait
ce qui était le bien
devient le mal
Ce qui était le mal
devient le bien
la vie tourbillonne
et répartit ses donnes
ils nous disent
après le mélange tout se purifie
mais ne survient
que ce que nous ne désirions pas

Justice est mot
Compagnon de l'utopie
Combien la recherchent et ne
la trouvent jamais
L'arbitraire est ancestral
Il est à l'origine du monde
Il vit en vous
Nourri de votre peur

Le nécessiteux est à plaindre
Qui ne trouve le répit
Les affres le terrassent
Et lui minent sa carcasse
Le nanti est à plaindre
Il possède en excès.
Des biens qu'il détient
En devient aliéné
Le sage est à plaindre
Cerveau tourmenté
Ceux qui le voient
Ne le comprennent pas

Merveilleuse est la beauté
Pour celui qui est jeune
Il l'observe d'un autre regard
Elle attend que mûrisse
La portée du regard
Mais le jeune est ébloui
Et la beauté désespère.
La vieillesse venue
Il part à sa quête
Espérant la revoir
Mais l'espoir est vain

Quand la force est présente
La sagesse est absente.
Quand la sagesse est présente
La force s'est départie de nous
Les errements de la jeunesse
Forgent les regrets de la vieillesse
Ceci est, et sera
Et demeure incontournable
Qui a soif de paix
N'en discerne nulle trame
Qui possède la paix
En ignore la valeur

D'eau pure
vous vous lavez
L'eau est souillée
Et pourtant vous voilà purifiés
Vous souillez ceux
Qui vous veulent la pureté
Vous déliez les entraves
de ceux qui cultivent le mal
Pourquoi cherchez vous
à tout comprendre
demeurez donc ainsi
vous êtes comblés.

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#8 13-08-2007 13:18:08

yani
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Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

Tsed'lemd'-iyi - A tort tu m'as condamné

Tsed'lemd'-iyi ur d'elmaγ,
xas d'elmaγ mebbla lebγi-w,
semh'-iyi akken d-am semh'aγ,
a tin aεzizen felli,

Lemh'ibba-nneγ t-ttwaqed,
di lkkanun tegra i wurγu,
s-yesγaren t-tt-wased,
akken yiwen ur tt-i-snusu,
dexxan degg geni ad yebded,
alama yelh'aq s-agu,
times-is ad tejj iγed,
iγed-nni at yeddem w-ad'u,

Iγed-nni at yeddem w-ad'u,
at izreε zat wexxam,
ad yemγi lwerd ad yefsu,
ad imetel di s'if-am,
nekk ad uγalaγ d-agu,
si nig-em am d-hduγ slam,
leh'cic am yuYal d-usu,
igenni d-aεdil fellam,

Ad tas teslit bb-wenz'ar,
as tefkk i lwerd lfud'a-s,
lebraq ad iwet am lefnar,
ad i beggen s'ifa-s,
lehwa-s d-ih'eggun az'ar,
d nekk at-id yaznen fella-s,
a tin mi d-zin lenwar,
ad am iliγ d-aεesas,

Atan unebdu yebbwd'ed,
yebbwd'ed was-iw d was-im,
nekk segg genni ad-iyi sfed',
kem am yesarγ afriwen-im,
djiγ-kkem ad it semh'ed',
xas fahmitt degg iman-im,
lemh'ibba-w γrem teγled',
tusad tεada ur teqim

A tort tu m'as condamné
Et même si j'ai eu tort, ce fut involontaire.
Pardonne-moi, comme je t'ai pardonné,
Oh ! toi qui m'es si chère,

Notre amour cautérisé,
Dans l'âtre s'est brûlé.
Enfoui, de bois recouvert,
Pour que nul ne l'éteigne.
Une fumée dans le ciel s'élèvera,
Et les nuages atteindra.
Son feu laissera des cendres,
Que le vent emportera.

Emportés par le vent, ces cendres
Devant ta maison seront semées.
Des roses fleuriront,
Images de ta beauté.
Moi, en nuage me transformerai,
Du ciel, te saluerai.
L'herbe sera ta couche,
Et le ciel ta couverture.


Un arc-en-ciel se dessinera,
A la rose prêtera sa fouta.
Du tonnerre jaillira la lumière,
Qui révélera sa beauté.
La pluie source de vie,
Lui enverrai.
Oh ! toi qui de fleurs es ceinte,
Je serai ton ange gardien.


Voilà que l'été s'annonce,
Inéluctable notre fin.
Moi, du ciel il m'effacera,
Et tes feuilles flétrira.
Je demande ton pardon,
Avec raison accorde-le.
Méprise que mon amour,
Comme le souffle du vent,
A peine levé s'en est allé.

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#9 13-08-2007 13:20:32

yani
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Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

a ddunit-iw Ôh ma vie...

a ddunit-iw,
xedmeγ-am leh'sab γelt'eγ,
mačč(i) akka ay bniγ fellam,
a ddunit-iw,
dliγ (γ)ef leh'sab xedmeγ,
ziγ mačči d-tin ay d-s'ifa-m,
zriγ tebrek,
mi (gg) yelaq ad z'reγ temlel,
zriγ lh'eq,
mi (gg) yelaq ad z'reγ lbat'el,


a ddunit-iw,
leh'sab yakkw xedmeγ yebt'el,
kra dd-ikfeln a nεiwed at nent'el,
a ddunit-iw
leh'sab yakkw xedmeγ yebt'el,
kra i(gg) yent'eln at i dd-nesekfel,


xas m(e)l-iyi-dd,
d-acu i d-lekdeb, d-acu i d-s'eh' ?
h'emmleγ lekdeb,
kkul m(i) ara d-i(yi) dd-yesefreh',
a ddunit-iw,
tesefrah'd-iyi s-lekdeb,
terit' d-s'elt'an (n-)lehdur,
a ddunit-iw,
tesbaned' tidett tesleb,
geranneγ tebnid' s'ur',
d'elbeγ tidett,
tennid'-dd : iya ak tt-sekkneγ,
nebbwd'edd γer tidett,
am tgelzimt dges εefseγ,


a ddunit-iw,
leh'sab yakkw xedmeγ yebt'el,
kra dd-ikfeln a nεiwed at nent'el,
a ddunit-iw
leh'seb yakkw xedmeγ yebt'el,
kra i(gg) net'len at i dd-nesekfel,


mi dd-yebbwed' yid',
ad a dd-tceggeε tirgga s-γuri,
mi dd-yebbwed' yid',
ma ttuγ-tt ad i dd-smekti,
a ddunit-iw,
urggeγ lwerdd azeggwaγ,
tesufγed' targgit s-idamen,
a ddunit-iw,
urggeγ lwerdd amellal,
idammen-nni zin-dd i lekwfen,
ulla d-ttarggit,
tufid'-as sangga teffeγ,
mi urggeγ la ttruγ,
ahat asen ad ferh'eγ,


a ddunit-iw,
leh'sab yakkw xedmeγ yebt'el,
kra dd-ikfeln a nεiwed at nent'el,
a ddunit-iw
leh'seb yakkw xedmeγ yebt'el,
kra i(gg) net'len at i dd-nesekfel,


ma yehwayam,
kra i(gg) qrebn at terred' ur yeqrib,
ma yehwayam,
aεdaw at i dd-terred' d-ah'bib,
a ddunit-iw,
ziγ d-kem i d-iyi-t'fen,
im yehwan at xedmed' yesi,
a ddunit-iw
ziγ d-kem i d-iyi-h'ekkmen,
im yehwan a tt-h'ettmed' felli,
ach'al γileγ,
ger ifasen-iw i tellid',
ur εlimeγ,
s-ifasen-im i d-i(yi) terrid',


a ddunit-iw,
nig uqeru-w tezggid',
anida lliγ, tellid' yidi,
a ddunit-iw,
am sif i cudden s-lxid',
mi dd-iqer's a tt-glud' yesi...

Oh ma vie !
Tous mes espoirs
Ont été trompés
Oh ma vie !
Je revois mes espoirs
Autre est ton visage


Je n'ai vu que pénombre
Quand il fallait voir la blancheur
J'ai vu la justcice
Quand il fallait voir l'injustice
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Enterrons ce qui resurgit
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Déterrons ce qui est enseveli



De grâce montre-moi
Ce que sont mensonges et vérité ?
J'aime le mensonge
Lorsqu'il me procure la joie
Oh ma vie !
Lorsqu'il me procure la joie
De mensonges tu m'as bercé
Roi des paroles tu l'as nommé
Oh ma vie !
A la vérité tu donnes un faux visage
Tu dresses un mur qui m'en sépare
J'ai demandé la vérité
"Je te la montre", tu m'as dit
Et quand je l'ai approché
Comme sur une hache j'ia marché
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Enterrons ce qui resurgit
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Déterrons ce qui est ensevelit



Quand arrive la nuit
De ses rêves elle m'inonde
Quand arrive la nuit
Elle s'empare de mes forces
Attise les blessures de mon cœur
Et me laisse endolori
Elle m'empêche de l'oublier
Oh ma vie !
J'ai rêvé d'une rose rouge
Tu m'en fais un bain de sang
Oh ma vie !
J'ai rêvé d'une rose blanche
Le sang s'est fait linceul
Et même le rêve
Tu as su l'interpréter
Des larmes dans un rêve
Annonceraient un jour de joie
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Enterrons ce qui resurgit
Oh ma vie !
Mes espoirs sont abolis
Déterrons ce qui est ensevelit


Si tu le décides
Tu éloignes ce qui est proche
Si tu le veux
L'ennemi devient ami
Oh ma vie !
C'est toi qui me diriges
De moi tu fais ce que tu veux
Oh ma vie !
C'est donc toi qui commandes
Tu m'imposes ce que tu veux
Combien j'ai cru
Qu'entre mes mains ton sort se trouvait
Combien j'ignorais
Que tes mains m'emprisonnaient
Oh ma vie !
Au dessus de ma tête, tu planes
Partout présente où je me trouve
Oh ma vie !
Comme un torrent qui retient un fil
Lorsqu'il se brise, tu m'emportes

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#10 13-08-2007 13:24:01

yani
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Re: Parole de la chanson ( Lounis Aït Menguellet )

TAYRI AMOUR

Lliγ taxzant i γelqeγ,
segg was m(i) akken mez'iyeγ,
taktabt n-lh'ubb i serseγ,
yuli-tt uγebbwar teqim,

aγebbar-nni tt-yulin,
zwiγt akken ad idd wali,
tennadd : «wi yi ddi sakwin ?»,
tγil mačči d-nekkini,

εarqeγ ulla i tewriqin,
taktabt uriγ tettu-yi,
amzun ayen i dges yellan,
mačči sγuri is idd yekka,

d-afus nid'en it yuran,
nekk ur d-as h'd'ireγ-ara,
lh'ubb is i netted'h'i,
asa qeblent irkkweli,

cebbh'en-kk seman-ak tayri,
ma d-nekk iεejb-iyi yisem-ik,
ach'al id nettmekti,
a yul-iw asmi nerγa,

truh' tmes-nni,
tuγal d-iγed mi tensa,
yebbwi-tt wad'u teğğayi,
temz'i-w mi yides tedda,

ulla d-later i y-idd-yeqimen,
iγumit wedfel n-zman,
cna at idd yeskeflen,
asa εareqn-as imukkan,

a tayri amek i t-uγaled' ?
muqledd ach'al i beddleγ,
ma d-kemini akken i kkem sneγ,
i mazal yella wudem-im...


a tayri, m(e)li-yi-dd amek akken,
teğğid'-iyi ger iberdan ?
tecfid' amek idd nemsawam,
nesaγ-dd it'ij γef wusan,
usan i kkem yeğğan tura,
uγalen armi di yernan,
kkul yiwen yebbwid tiyita,
h'uzan-iyi ur kkem h'uzan,

mazal, mazal, mazal...


mazali hedreγ fell-am,
am akken h'ebsen lewqat,
xas ttwaliγ di s'if-am,
ur umineγ zman ifat,
εemd-iyi, ad amneγ lemnam,
ma tfhemd' dgi ur kkat,
h'aca ayaggi iyi dd-yeggwran,
fell-i ur t-tt-beddil teswaεt,

ullac, ullac, ullac...


ullac igg lhan am kem,
ullac igg rz'agen anect-im,
asmakken i yumneγ yisem,
tesendeid ifasen-im,
h'efd'eγ d-acu i d-asirem,
temz'-iw mi yidem teqim,
txedε-iyi, txedεi-kkem,
temwγer tesbaεd-iyi isem-im,

asa, asa, asa...


asa d'aleγ walaγ-n,
garanneγ zerb n-lesnin,
ur tz'ered' iseggwasen,
h'aca fell-i i dd-steqsin,
tez'rid' kkul tizya-w tesen,
snen-kkem qebl ur γlin,
sgem ur dd-tt-nekkaren,
mebεid i kkem dd-tt-walin,

dayen, dayen, dayen...


dayen z'riγ ifat lh'al,
mačči am as mi mez'iyeγ,
ur yecbih' felli wawal,
taktabt-im a-tt-serγeγ,
ad eğğeγ yidi lexyal,
i wakken add tt-mektayeγ,
mačči degg z'ekka bb-wakal,
degg ul-iw a kkem n'et'leγ,

Tayri, tayri, tayri...

J'ai ouvert ce coffret scellé
depuis le temps que j'étais jeune.
Et le recueil de mes amours
m'est apparu
tel que je l'avais déposé :
Couvert de poussière et délaissé...
J'ai secoué cette poussière
qui le couvrait,
qu'il puisse me reconnaître:
Il s'inquiétait de savoir
qui le tirait de son sommeil,
croyant que ce n'était pas moi !
Il n'est jusqu'aux pages
qui ne me reconnaissent plus :
Le livre que j'ai vécu
m'a oublié !...
Comme si tout son contenu
Ne lui était pas venu de moi !
Ecrit par une autre main
et que je n'y fus, moi, pour rien...

Amour que nous goûtions, en secret,
aujourd'hui que tous t'admettent,
ils te maquillent
et te baptisent "Sentiment" !
Mais ton nom me plaisait, à moi...

Que de souvenirs nous submergent,
ô mon cœur, quand nous brûlions
quand ensemble nous nous consumions...
Tes flammes d'alors ne sont plus,
rendues cendres une fois éteintes :
Emportées par les vents,
elles me délaissent ;
ayant entraîné avec elles
toute ma jeunesse !...
Il n'est jusqu'aux souvenirs qui subsistent
que ne recouvrent les neiges du temps...
Le chant sensé les épanouir
aujourd'hui perd ses repères.

Amour,
comment ai-je tourné ?
Observe combien j'ai changé !
Mais ton visage me restera,
tel que je l'ai toujours connu...

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